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Séminaire : La sécurité et l'anti-terrorisme en Afrique du Nord (Magharebia, 16/4/9) |
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Thursday, 16 April 2009 |
La sécurité et l'anti-terrorisme en Afrique du Nord au cœur des débats d’un séminaire à RabatMagharebia, 16/4/9 Par Sarah Touahri à Rabat
Des experts internationaux se sont réunis à Rabat cette semaine pour promouvoir la coopération régionale sur les questions de sécurité au Maghreb.
Le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération et le département d'Etat américain ont organisé un séminaire à Rabat, le 14 et le 15 avril, pour évoquer les moyens de stimuler les efforts des pays du Maghreb dans la lutte contre le trafic d'armes et contre la propagation de la menace terroriste.
Etaient réunis à l'occasion de ce forum, des représentants venus du Burkina Faso, d'Espagne, de France, de Libye, du Mali, du Royaume-Uni, du Sénégal, du Tchad, et de la Tunisie.
Le directeur général des relations multilatérales et de la coopération globale Nasser Bourita déclare que la dimension régionale de la coopération permettra de faire face au problème des armes conventionnelles en vue d’installer un ordre sécuritaire au niveau de la région.
"Il est nécessaire de renforcer l’arsenal juridique en matière de lutte contre la prolifération et le trafic illicite des armes conventionnelles, de prendre des mesures réalistes dans le domaine et de mobiliser les outils de coopération existants", dit-il.
Le ministère marocain de l’Intérieur fait savoir que la coopération sécuritaire doit être renforcée dans la région pour lutter contre les groupuscules terroristes dans la région du Sahel constituant des menaces réels pour les pays du Maghreb.
"L'approche du Maroc à l'égard de la coopération sécuritaire régionale répond parfaitement aux préoccupations suscitées par l'émergence de nouvelles menaces, dont la circulation illicite des armes et le terrorisme", dit le Colonel Ahmed Ben El Ahmar des Forces Armées Royales.
Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération affirme que le Maroc a adopté une politique de contrôle de l’importation et de l’exportation des armes.
Le Colonel Ben El Ahmar indique que les préoccupations générées par l'usage illicite et incontrôlé des armements pourraient constituer un facteur de recrudescence de la violence à l'échelle africaine. Aussi est-il nécessaire, ajoute-t-il, de conjuguer les efforts afin de garantir à chaque Etat sa propre souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale.
Le responsable militaire suggère également la cession, aux pays de la région, d'équipements modernes pour lutter contre le terrorisme, principalement dans les régions désertiques, ainsi que l'organisation de formations spécialisés dans la protection de sites de stockage et l'octroi de moyens de neutralisation efficaces.
Le conseiller économique de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Maroc Stuart Smith signale que son pays est "préoccupé par le flux des armes classiques vers les pays d’Afrique et la région sahélo-saharienne."
Le danger, ajoute-t-il, réside dans l’utilisation des armes par des terroristes. Il appelle, ainsi, l’ensemble des pays de la région de renforcer le contrôle autour de l’usage abusif des armes classiques.
"Le sujet de la garantie de la sécurité dans la région du Maghreb et du Sahel ne date pas d’aujourd’hui, " déclare à Magharebia Mohamed Brahimi, professeur en sciences internationales. "La coopération maghrébine en la matière demeure très faible et ne répond pas à l’ampleur du danger du terrorisme qui menace la région."
"Les deux principaux pays concernés, le Maroc et l’Algérie, doivent oublier leurs différents notamment la question du Sahara afin d’intensifier le partenariat non seulement au niveau sécuritaire mais dans tous les domaines."
S’agissant du trafic des armes, M.Brahimi affirme qu’il est nécessaire de renforcer le contrôle des exportations des armes , qui nécessite, d'après lui, une coopération internationale et régionale active, basée sur les principes de l'échange et de la responsabilité partagée.
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